Tribunes publiées dans le Journal n°112

Thierry Meignen
Majorité municipale
Maire du Blanc-Mesnil

Par souci d’équité en période électorale, j’ai demandé à la majorité municipale de ne pas publier sa tribun

Jean-Yves Souben
« Vert et Ouvert »
Président du groupe Vert et Ouvert

Notre maison brûle Président Macron au G7 face aux incendies qui ravagent l’Amazonie, poumon de notre », ce sont les paroles du planète. Il y a les paroles et les actes ! À quelques kilomètres de l’Elysée les terres fertiles du Triangle de Gonesse vont être sacrifiées aux betonneurs Auchan et Wanda pour construire Europacity, le méga centre commercial avec piste de ski intérieure. Pire, l’argent public va construire une gare en plein champs pour la desserte de ce projet d’initiative privée. Ce programme destructeur du climat anéantira les dernières terres agricoles proches qui régulent aussi la température de notre ville pendant les canicules. Le 25 juillet à 5h du matin, à l’acmé de la période chaude, des relevés de températures donnaient 31° à Paris et 22° sur le triangle à seulement 16 km de distance ! Tous les climatologues incitent à multiplier et évidemment préserver impérativement les îlots de fraîcheur comme celui de la cité Pierre Sémard afin de rendre ces périodes plus respirables. Carma, le projet alternatif ambitieux de transition écologique à Europacity prévoit le maintien de la vocation agricole, la création d’emplois dans la flière de l’agriculture durable de proximité, de l’écoconstruction. À l’instar des marches pour le climat, les opposants à Europacity organisent une grande marche de Gonesse à Matignon à travers la Seine-St-Denis les 4 et 5 Octobre* pour sauver les terres agricoles et qu’enfin les actes se substituent aux paroles et aux fausses bonnes intentions ! *le déroulé de la marche sur nonaeuropacity.com

Didier Mignot
« Blanc-Mesnil au cœur »
Président du groupe Blanc-Mesnil au cœur

Les violences faites aux femmes sont une des toutes premières causes d’insécurité. Non, on ne tue pas « par amour », pas plus que n’existent les crimes « passionnels ». Des centaines de femmes, de tous les milieux sociaux, meurent sous les coups de leurs conjoints ou exconjoints, des milliers d’autres subissent violences psychiques et physiques dans l’intimité du foyer familial, souvent devant les enfants.

Même si les idées rétrogrades ressurgissent dans ce monde en crise, une prise de conscience salutaire sur les féminicides et les violences conjugales grandit chaque jour dans la société. On le doit avant tout aux femmes elles-mêmes, à leurs associations qui mènent ce combat pour que cesse ce carnage invisible, pour l’égalité et la dignité. Bien plus qu’aux pouvoirs publics qui se paient de mots et de « Grenelle », sans pour autant mettre les moyens nécessaires.

Dans ce combat féministe qui a besoin de services publics forts, la proximité est essentielle et les villes ont un rôle à tenir. Sur ce sujet, la municipalité est aux abonnés absents. Pire, elle a supprimé ce qui pouvait concourir à la sensibilisation, la prévention de ce fléau, et à l’écoute, à la protection des femmes en danger. Mission droits des femmes, permanences du Centre d’Information des Droits des Femmes ont été supprimées, le dispositif « un toit pour elle » abandonné, le service social anéanti.

Il est décidément temps que Le Blanc-Mesnil retrouve le chemin des valeurs de progrès, d’égalité et d’humanité.

Contact : bmavenir@gmail.com

Conformément à la loi, les propos tenus dans cette tribune, où s’expriment les groupes représentés au conseil municipal, n’engagent que leurs auteurs. Pour une lecture facilitée et par respect d’une stricte égalité, chaque tribune est limitée à 1 500 signes.

Tribunes du 20/09/2019