Dossier, une nouvelle école pour une rentrée prometteuse

Plus de 103 millions d’euros mobilisés en onze ans par la municipalité pour les enfants blanc-mesnilois ! Un record en Seine-Saint-Denis. Et qui dit rentrée dit nouveautés, avec la maternelle France-Bloch-Sérazin entièrement rénovée. Une remise à neuf qui s’inscrit dans une démarche plus globale de modernisation du parc scolaire menée par la Ville dont l’excellence éducative est l’une des priorités.

C’est un tout nouveau visage que présente aujourd’hui la maternelle France-Bloch-Sérazin, dans le nord de la commune. Cette école, qui a vu passer des générations d’élèves depuis 1957, avait souffert des outrages du temps. À l’aube de son 70e anniversaire, la Ville a engagé un vaste chantier de modernisation, avec une ambition claire : offrir aux enfants et aux enseignants un cadre de travail à la fois moderne, fonctionnel, sécurisé et agréable. Un chantier ambitieux suivi d’une inauguration, le 29 août dernier, en présence de Thierry Meignen, sénateur de la Seine-Saint-Denis et président de la majorité municipale, du maire Jean-Philippe Ranquet et du directeur de l’établissement, Grégory Picart. « Cette réhabilitation a été pensée dans les moindres détails, tout en anticipant les défis de demain », a souligné le maire Jean-Philippe Ranquet. Les familles présentes n’ont pas caché leur enthousiasme. « C’est magnifique ! », s’exclame Amsili, maman d’Amélia, trois ans, qui a fait sa rentrée lundi 1er septembre en petite section. Même son de cloche pour Linda, accompagnée de son fils Djibril, également âgé de trois ans. Invitée par la Ville à découvrir le lieu cet été avec d’autres parents, elle constate une transformation évidente : « C’est plus propre, plus spacieux, plus lumineux. » 

Un investissement pour l’avenir

Le chantier, lancé dès les congés de printemps, s’est poursuivi tout au long des vacances scolaires. Des rénovations menées tambour battant par la municipalité pour accueillir 163 petits Blanc-Mesnilois. Une vingtaine d’agents communaux du Centre Technique Municipal, issus des brigades Scolaire, Bâtiment et Espaces verts, avec l’appui des directions Interventions de proximité et Voirie et Propreté urbaine, ont été mobilisés pour mener à bien ce projet, y compris durant l’été. « Un travail collectif qui a permis de tenir les délais avec une livraison complète pour la rentrée », ajoute Thierry Meignen. Toutes les améliorations, intérieures comme extérieures, favorisent le bien-être tant des enfants que des équipes éducatives. Tout au long de cet été, les écoles maternelles et élémentaires ont eu droit à une remise en beauté. Au-delà de l’amélioration des bâtiments, la Ville souhaite offrir à tous les élèves un cadre d’apprentissage moderne et équitable.

 

Des travaux ont eu lieu tout l’été pour rénover l’école France-Bloch-Sérazin. © Fabien Charlier
Des travaux ont eu lieu tout l’été pour rénover l’école France-Bloch-Sérazin. © Fabien Charlier

 

 

Cap sur l’excellence éducative


Il s’agit de soigner la forme, mais aussi le fond. Parmi les nouveautés, la Ville a fourni à toutes les classes de maternelle des mallettes pédagogiques « Apprenti langue », destinées à développer le langage et le vocabulaire dès le plus jeune âge. Cet investissement de 23 000 € bénéficiera à près de 3 000 élèves et témoigne de l’engagement municipal en faveur de l’égalité des chances. Dans le même esprit, pour lutter contre la fracture numérique, la municipalité a équipé, dès 2021, toutes les classes de CM2 en écrans numériques interactifs (ENI), renforçant ainsi les outils pédagogiques à la disposition des enseignants et des
élèves. Dans la continuité de cette démarche, les groupes scolaires Élisa-Deroche et Chevalier-de-Saint-George ont été entièrement dotés d’ENI, tous niveaux confondus. Un engagement fort pour garantir à tous un égal accès au numérique éducatif. De plus, dans une ambition d’excellence, à l’école élémentaire Chevalier-de-Saint-George, du CP au CM2, les élèves s’initient à la musique à travers une large palette d’instruments : percussions, saxophones, violons, hautbois, flûtes à bec… D’autres ateliers viennent enrichir le parcours des enfants des écoles du Blanc-Mesnil : jeu d’échecs, escrime, codage informatique ou encore golf. Autant d’activités originales qui leur ouvrent de nouvelles perspectives.

 

L’éveil et la réussite dès le plus jeune âge


Par ailleurs, ce sont en moyenne 81 € par élève qui sont attribués chaque année pour les fournitures scolaires, les jeux, les initiatives pédagogiques, ainsi que pour les transports scolaires. Malgré une baisse de la dotation de l’État, la municipalité a choisi, une fois de plus, d’augmenter sa dotation allouée aux écoles pour la rentrée 2025 : 219 000 € pour le renouvellement du mobilier scolaire, 80 000 € pour le plan dortoir des maternelles ou encore 40 000 € pour la création d’une toute petite section (TPS). Après une première ouverture très concluante à la maternelle Chevalier-de-Saint-George, une seconde classe de TPS a ouvert à la maternelle Jacques-Decour en cette rentrée, avec les mêmes objectifs de réussite. Destinée aux enfants de deux ans, la TPS offre une première expérience scolaire en douceur, axée sur l’éveil, la socialisation et l’autonomie. Cette initiative est le fruit des échanges engagés par Thierry Meignen avec la directrice académique de la Seine-Saint-Denis Sandrine Lair. L’objectif est de renforcer l’accueil des tout-petits. Pour y parvenir, la Ville s’appuie sur un encadrement de qualité. « Aujourd’hui, 101 agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM) sont répartis dans les 18 écoles maternelles, ce qui est bien au-dessus de l’obligation légale », indique Rahnia Hama, adjointe au maire chargée des Affaires scolaires. Cette présence importante répond aux besoins spécifiques des plus petits, dans un souci constant d’exigence et de proximité.

 

Le handicap au premier plan


Dans cette dynamique, des dispositifs adaptés sont également déployés pour les enfants en situation de handicap. Le groupe scolaire Élisa-Deroche, labellisé « site renforcé », illustre cette approche inclusive. Des animateurs y interviennent auprès d’élèves présentant des troubles du spectre de l’autisme, des difficultés de langage, des troubles moteurs ou encore une déficience auditive. Une salle Snoezelen y a été aménagée afin de favoriser l’éveil sensoriel et le bien-être des enfants, avec un mobilier adapté : matelas à eau, hamac, coussins enveloppants… Un environnement pensé pour apaiser et stimuler. L’attention portée à chaque parcours se prolonge au-delà de la maternelle, notamment avec le Programme de réussite éducative (PRE), effectif depuis 2016 (voir notre encadré). Au Blanc-Mesnil, tout est pensé pour offrir le meilleur aux enfants d’aujourd’hui, en construisant dès maintenant l’avenir de demain.

 

 

CARTE SCOLAIRE

Moins d’élèves par classe : le mythe de la surpopulation à l’école vole en éclats


Des écoles à taille humaine ! Avec l’arrivée de 5 000 habitants en onze ans, une hausse raisonnable, les effectifs scolaires au Blanc-Mesnil ont été maîtrisés : seulement 743 élèves supplémentaires entre 2014 et 2025. Anticipant cette dynamique, la municipalité a accompagné cette progression avec l’ouverture de 96 classes et la création de trois nouveaux établissements : les groupes scolaires Chevalier-de-Saint-George (2021) et Élisa-Deroche (2022), ainsi que la maternelle Robert-Planquette (2024). Résultat : 7 934 élèves sont inscrits en 2025 dans 34 écoles, alors qu’ils étaient 7 191 dans 33 établissements en 2014. La moyenne des effectifs par classe est même en baisse, avec 22 élèves en maternelle et 20 élèves en élémentaire. Soit trois à quatre écoliers de moins qu’il y a dix ans ! Selon l’Éducation nationale, ces chiffres sont dans la moyenne départementale, qui est de 21,1 élèves en maternelle et 19,6 élèves en élémentaire. Preuve qu’augmentation démographique ne rime pas forcément avec saturation scolaire.

 

CHANTIERS ESTIVAUX
 

Les écoles font peau neuve

Un été de chantiers pour des écoles d’avenir… Portée par une volonté chevillée au corps d’améliorer le cadre d’apprentissage et de répondre aux enjeux environnementaux, la Ville a mené un vaste programme de réhabilitation. Dotée d’une enveloppe budgétaire de 3 millions d’euros, cette campagne estivale de travaux a permis d’intervenir sur de nombreux fronts. Dans le cadre du programme municipal de végétalisation des cours de récréation qui court jusqu’en 2026 (600 000 € de budget communal), la Ville a équipé les maternelles Les Poètes (en centre-ville), Paul-Éluard (au quartier sud) et France-Bloch-Sérazin (rénovée dans le nord), d’un espace plus agréable et écoresponsable. Parallèlement, plusieurs chantiers de rénovation intérieure ont été menés. Les agents communaux du Centre Technique Municipal ont repeint les classes du premier étage à l’élémentaire Paul-Éluard et rénové des faux plafonds. La maternelle des Poètes a vu ses façades extérieures rafraîchies. Deux nouvelles classes ont été créées dans le groupe scolaire Irène-et-Fréderic-Joliot-Curie. Dans le cadre du plan pluriannuel de rénovation des toilettes, les maternelles Jules-Ferry et Jacques-Decour ont de nouveaux sanitaires. Côté sécurité, un système de désenfumage a été installé sous le préau de l’école élémentaire Jules-Ferry. Enfin, des agents d’entretien ont veillé à la propreté des 34 écoles qui ont accueilli 7 934 élèves et 396 enseignants dès le 1er septembre. Des travaux concrets au service de l’éducation et du bien-être scolaire.

La végétalisation de la cour de récréation de la maternelle Les Poètes fait partie des chantiers menés dans les écoles cet été. © Fabien Charlier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PROGRAMME DE RÉUSSITE ÉDUCATIVE (PRE)
 

Un tremplin pour la réussite


Pour réduire les inégalités scolaires, la Ville a lancé en 2015 le Programme de réussite éducative (PRE), opérationnel depuis 2016. Ce dispositif accompagne individuellement les enfants de 2 à 16 ans issus des quartiers prioritaires (Nord, Sud, Pasteur) ou scolarisés dans des établissements classés en Réseau d’éducation prioritaire (REP), souvent en situation de grande fragilité éducative. Cofinancé par la Ville (20 %) et l’État (80 %), le PRE connaît une forte hausse : 25 bénéficiaires en 2016, 125 en 2020, 178 en 2025. La progression est nette, l’engouement bien réel. À l’image d’Aïssata Niang (18 ans) et de Diadie Diallo (19 ans), habitants des Tilleuls, qui ont été suivis du CM2 à la troisième. Le PRE leur a permis de gagner en confiance et d’explorer de nouvelles activités. « J’ai adoré faire du théâtre », raconte Aïssata. « C’est grâce au PRE que j’ai découvert la boxe », ajoute Diadie, devenu champion départemental de boxe anglaise en 2018. Tous deux sont catégoriques : « Sans le PRE, on n’aurait pas obtenu notre brevet des collèges. » Le programme leur a appris la méthodologie, l’autonomie et la rigueur. Des mercredis et vendredis ont été sacrifiés sur l’autel de la réussite… mais sans regret. Aujourd’hui, Aïssata intègre une école d’infirmières à Sarcelles. Diadie a obtenu son baccalauréat professionnel MELEC (Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés), avec la mention Bien. Il poursuit à présent une licence de maintenance industrielle et production d’énergie, en alternance, à Tremblay-en-France, après un BTS en électrotechnique : « Je veux décrocher ensuite un master en ingénierie. » Le PRE : la bonne aide, au bon moment, pour chaque enfant.

 

 

UNE ÉCOLE CONNECTÉE
 

Dialogue renforcé entre élèves, enseignants et familles
 

Depuis le 27 mars, la Ville propose des ateliers en temps scolaire pour aider les élèves à exprimer leurs émotions. Ceux-ci sont destinés aux petits Blanc-Mesnilois des écoles maternelle Paul-Éluard et élémentaire Albert- Calmette. En petits groupes, les enfants apprennent à mettre des mots sur leurs sentiments à travers des activités ludiques. Objectif : prévenir l’isolement et le harcèlement. Cette expérience permet d’installer un banc de l’amitié dans les cours de récréation. Décoré par les élèves, ce siège amical favorise les échanges et la camaraderie. De plus, pour renforcer les liens avec les familles, l’Éducation nationale a équipé toutes les écoles du Blanc-Mesnil d’un Espace numérique de travail (ENT). Dès septembre, une nouvelle version, encore plus adaptée, est proposée aux familles. Cet outil simple et efficace permet aux parents de suivre l’apprentissage de leurs enfants et de faciliter leur communication avec l’établissement. Afin d’accompagner au mieux la vie scolaire, un élu représentant de la Ville siège à chaque conseil d’école. La municipalité veille également à informer régulièrement les familles, notamment via l’envoi de SMS, pour les tenir au courant des travaux en cours ou leur transmettre d’autres renseignements utiles. Elle édite en complément L’Écho des parents, magazine trimestriel distribué aux familles, qui relaie les actualités éducatives locales. Au fur et à mesure des rénovations et créations d’écoles, la Ville les dote d’un accès Wi-Fi (en élémentaire) et d’écrans numériques interactifs en CM2 ; des atouts pour enrichir le travail des enseignants et de leurs élèves. Comme à chaque rentrée, elle a aussi offert un livret de bord (cahier de textes) à chaque enfant scolarisé en cycle élémentaire au Blanc-Mesnil.

 

Banc de l'amitié © Fabien Charlier
À terme, ces temps de sensibilisation aux émotions toucheront 400 écoliers blanc-mesnilois. © Fabien Charlier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SORTIES SCOLAIRES


Des découvertes toute l’année


Au Blanc-Mesnil, l’école ne s’arrête pas au seuil des établissements. Tout au long de l’année, les élèves profitent d’un parcours éducatif riche, construit autour de sorties culturelles et citoyennes : visites guidées de l’hôtel de ville et du Sénat, découverte de la ferme pédagogique du Centre Technique Municipal et d’autres équipements de la Ville (cinéma, Espace culturel Musique & Danse, médiathèques, Théâtre). Un éventail d’expériences pensé pour chaque classe. Pour accompagner ces sorties en toute sécurité, la Ville a investi plus de 20 000 € en 2024 pour doter les écoliers de gilets de sécurité. En parallèle, plus de 200 cars sont mobilisés chaque année, avec l’objectif de garantir au moins une sortie par élève. Dans le cadre des sorties scolaires à Paris, la municipalité prend en charge les déplacements des élèves en mettant à leur disposition des titres de transport gratuits. En 2026, la Ville va financer 21 classes « transplantées » à hauteur de 240 000 € , soit la possibilité pour 437 enfants de partir en séjour à la mer, à la montagne ou à la campagne. Un engagement fort en faveur de l’ouverture d’esprit, de la sécurité et de l’égalité des chances.

 

Les élèves de CM2 de l’école Maurice-Audin découvrent les institutions républicaines lors d’une visite du Sénat, accompagnés de Thierry Meignen, sénateur de la Seine-Saint-Denis et président de la majorité municipale. © CR


DOSSIER RÉALISÉ PAR MAÏ UNGERER ET ALEXANE DE SOUZA

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