Tribunes publiées dans le Journal n°253

    Anissa Hachem
    Majorité municipale
    Au nom de la majorité municipale

    Le Blanc-Mesnil n’est pas une addition de secteurs qui s’ignorent, ni une juxtaposition de communautés qui ne se parlent pas. C’est une seule et même ville, avec une seule exigence : que chaque habitant, où qu’il vive, quel que soit son âge ou son parcours, se sente pleinement chez lui.

    Cette unité ne se décrète pas : elle se construit, jour après jour, dans des gestes concrets. Elle se construit quand un dimanche de nettoyage citoyen réunit des habitants de toute la ville autour d’un même geste. Elle se construit quand une semaine est consacrée à relier les générations, pour que nos aînés ne soient jamais mis à l’écart. Elle se construit quand la santé des femmes devient l’affaire de toute la ville. Ce sont ces moments, simples en apparence, qui tissent le lien entre les Blanc-Mesniloises et les Blanc-Mesnilois.

    J’ai vu, ailleurs, des villes divisées par l’entre-soi, par le clientélisme, par la tentation de traiter différemment les habitants selon leur adresse ou leur nom. Ce n’est pas ma conception de la fonction de maire. Je crois à une ville qui rassemble plutôt qu’elle ne sépare, qui écoute plutôt qu’elle n’ignore, qui agit pour tous plutôt que pour quelques-uns. L’union n’efface pas nos différences : elle leur donne un sens commun, une direction partagée, une raison d’avancer ensemble plutôt que chacun de son côté.

    Cette unité, elle se voit aussi dans l’engagement discret de celles et ceux qui font vivre la ville au quotidien. Chaque association, chaque bénévole, chaque agent municipal qui se mobilise pour Le Blanc-Mesnil y contribue, souvent sans en attendre de reconnaissance. C’est grâce à cette énergie collective, constante, que notre ville tient debout et avance, année après année.

    C’est cette idée simple qui guide notre action : une ville unie n’est pas un simple slogan. C’est une responsabilité que l’on prend au sérieux, pour chacune et chacun d’entre vous, sans exception et sans distinction.

    Karim Boumedjane
    Président du groupe d’opposition

    La fraternité a un visage en Seine-Saint-Denis La venue du pape Léon XIV au Stade de France a soulevé une ferveur remarquable. A Saint-Denis, des milliers de jeunes l’ont accueilli et ont entendu ses messages d’amour, de paix et de fraternité. La Seine-Saint-Denis ne se résume pas aux difficultés dont on parle. C’est aussi un territoire vivant et plein d’avenir.

    Notre département est riche de ses habitants, de leurs origines et de leurs convictions. Les problèmes existent. Mais la diversité n’est pas un problème à régler. C’est une force, à condition de la faire vivre. Dans les rues, les écoles et les associations, la fraternité se construit par les rencontres, le respect et l’entraide.

    Cette ferveur nous fait réfléchir, croyants ou non. Elle révèle un besoin de sens, de lien et d’engagement. Notre jeunesse a du talent, de la volonté et des idées. Pour révéler ce qu’elle a de meilleur, nous devons lui faire confiance et être exigeants avec elle. Les jeunes ont besoin d’adultes qui les écoutent, les guident, fixent un cap et leur donnent les moyens d’agir. C’est ainsi qu’ils pourront prendre leur place et changer le monde.

    Au Blanc-Mesnil comme dans toute la Seine-Saint-Denis, faisons de la fraternité une réalité de tous les jours. Écoutons les jeunes, soutenons leurs projets et donnons-leur de vraies perspectives. Notre force est là, dans notre capacité à vivre ensemble et à construire un avenir commun.

    Conformément à la loi, les propos tenus dans cette tribune, où s’expriment les groupes représentés au conseil municipal, n’engagent que leurs auteurs. Pour une lecture facilitée et par respect d’une stricte égalité, chaque tribune est limitée à 1 500 signes.

    Tribunes du 01/10/2026