La Ville intensifie sa lutte contre l’habitat illicite. En novembre dernier, la municipalité a mis fin à la suroccupation et à la sous-location d’un pavillon du quartier centre, où sévissait un trafic de faux documents d’identité.
Tolérance zéro pour les marchands de sommeil ! Le lundi 17 novembre, à la suite d’un signalement du voisinage, la Ville mandate sa brigade Hygiène et Salubrité, accompagnée de la police municipale, pour inspecter une maison du quartier centre, située rue Marceau. Sur place, les agents constatent que le locataire sous-loue le pavillon, sans l’accord du propriétaire ni autorisation de la mairie. La suroccupation de l’habitation est flagrante. Une dizaine de couchages sont répartis entre les chambres du premier étage, le salon et le sous-sol. La cave a été transformée illégalement en un studio clandestin et dangereux : absence de ventilation, manque de lumière, branchements (gaz, électricité) anarchiques...
Ce jour-là, les policiers municipaux découvrent aussi une cinquantaine de faux passeports et cartes d’identité. Ils s’en saisissent et interpellent le locataire et les occupants illicites. Dans la foulée, ils contactent leurs collègues de la police nationale. « L’un des individus était connu de leurs services pour recel de faux papiers, et les autres étaient tous en situation irrégulière », précisent-ils. Tous sont conduits au commissariat.
Aucune indulgence
La Ville a aussitôt saisi le procureur de la République. Elle réclame l’application de la peine maximale à l’encontre du locataire présumé coupable des sous-locations et du trafic de faux papiers. Elle met également en demeure le propriétaire du pavillon de faire cesser immédiatement toute situation illégale et indigne et de détruire les sanitaires de la cave. « Nous agissons avec la plus grande fermeté contre les marchands de sommeil qui profitent de personnes vulnérables », souligne Antonio Di Ciacco, conseiller municipal délégué à la Lutte contre l’habitat illicite depuis 2014. Un combat de longue haleine qui s’avère payant puisque 50 % des dossiers liés à l’habitat illicite traités au tribunal judiciaire de Bobigny proviennent du Blanc-Mesnil !
Reportage en vidéo
La Ville intensifie sa lutte contre l’habitat illicite. En novembre dernier, la municipalité a mis fin à la sur-occupation et à la sous-location d’un pavillon du quartier Centre où sévissait un trafic de faux documents d’identité.
Démarches administratives
Espace citoyens
Carte interactive
Annuaires
Emploi
Accéo