Budget communal 2026

    Toujours plus d'investissements, zéro hausse d'impôts

    Investir plus, s’endetter moins, sans augmenter les impôts : engagements tenus ! Avec 205 millions d’euros de budget en 2026, dont 58 millions pour les projets, la Ville maintient le cap sur l’éducation, la santé, la sécurité ou encore le cadre de vie. Le tout malgré un contexte national qui serre la vis aux collectivités.


    Le parvis de l'hôtel de ville rénové.

    Un budget ambitieux, pensé pour améliorer le quotidien des Blanc-Mesnilois, sans alourdir la pression fiscale locale. Bâtir, embellir, investir, rénover… La Ville refuse de choisir entre investissements et gestion rigoureuse : en 2026, elle fait les deux. Un exemple unique depuis 2014 en Seine-Saint-Denis. « Dès cette année-là, nous avons mis en place une politique dynamique et novatrice pour améliorer la vie de nos concitoyens. Il fallait aussi remédier à la situation dégradée dont nous avions hérité », rappelle Thierry Meignen, sénateur de la Seine-Saint-Denis et président de la majorité municipale.

    Dès lors, la Ville procède à une refonte totale des investissements budgétaires et rationalise les dépenses de fonctionnement. Une opération rendue possible grâce à l’action des élus municipaux qui siègent au conseil départemental, à l’assemblée régionale, dans les instances intercommunales (établissement public territorial Paris Terres d’Envol et Métropole du Grand Paris) et au Sénat. La municipalité peut ainsi explorer plusieurs pistes et trouver de nombreux leviers pour développer les services rendus au public, afin de répondre aux demandes et aux besoins des Blanc-Mesnilois. Dès 2017, la Chambre régionale des comptes salue sa « gestion saine, efficace et responsable des finances locales ». Deux ans plus tard, Le Blanc-Mesnil est classé parmi les villes « les mieux gérées de France » par le journal économique Les Échos. Mieux, en 2026, Le Blanc-Mesnil fait partie des cinq premières communes de plus de 60 000 habitants où il fait bon vivre en Seine-Saint-Denis. Le cap est clair, la Ville avance et ça se voit.


     

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    Contexte national : faire plus avec moins

    Au Blanc-Mesnil, chaque euro compte, chaque euro sert. Et ce, malgré un désengagement constant de l’État envers les collectivités locales, alors qu’elles financent 70 % des investissements publics dans l’Hexagone. Une situation dénoncée notamment par l’Association des maires de France (AMF), le 3 février dernier, au lendemain de l’adoption du projet de loi de finances pour 2026 par le Parlement. « Les collectivités locales sont une nouvelle fois appelées à redresser les comptes publics, ce qu’elles font depuis plus de quinze ans, via des prélèvements forcés ou des privations de recettes, sans qu’aucun redressement ne soit constaté », remarque l’AMF. Néanmoins, grâce à l’action menée par un groupe de sénateurs auquel appartient Thierry Meignen, Le Blanc-Mesnil continue à faire partie des communes exemptées de contribuer au redressement des finances publiques au titre du dispositif de lissage conjoncturel des recettes f iscales des collectivités territoriales (Dilico).
     

    Par ailleurs, les recettes communales ont souffert de nombreuses réformes nationales, à l’instar de celles qui ont supprimé la taxe d’habitation sur les résidences principales payée par les occupants d’un logement (appartement comme pavillon) ou celle de la taxe professionnelle versée par les entreprises. La commune assume également des pouvoirs régaliens (délivrance des pièces d’identité, organisation des élections, vaccinations…) qui relèvent normalement
    de la compétence de l’État et qui grèvent le budget de la Ville. Or, à la différence de l’État dont la gestion du déficit budgétaire est discutable (+ 12 milliards d’euros entre 2025 et 2026, estime l’AMF), la municipalité doit élaborer et voter chaque année un budget en équilibre, tant en dépenses qu’en recettes, sous peine de se voir sanctionnée, voire mise sous tutelle, par le préfet. Et elle y réussit depuis une décennie. « Notre exercice 2026 s’annonce encore une fois difficile du fait des restrictions budgétaires orchestrées par l’État et d’un contexte national et international fragile », a prévenu le maire Jean-Philippe Ranquet dès le débat sur les orientations budgétaires au conseil municipal du 16 décembre dernier. 

     

    À titre d’exemple, la demande renouvelée des collectivités d’indexer la dotation globale de fonctionnement (DGF) sur l’inflation n’a pas trouvé d’écho auprès de l’État. Ce qui a privé Le Blanc-Mesnil de recettes supplémentaires. Au fil des années, les réductions financières imposées à des organismes et services nationaux se répercutent sur le montant de leur soutien à l’investissement (DSIL, dotation de soutien à l’investissement local) ou à la politique de la ville (DPV) fort utiles à la vie locale et municipale. La Ville continue donc de solliciter activement des cofinancements (Région, Département, Métropole, État).

     

    « Nous restons cependant fidèles à nos engagements dans notre budget primitif pour l’année 2026, qui se veut exemplaire, exigeant et durable, de ne pas augmenter le taux communal de la fiscalité locale », souligne Julien Carré, adjoint au maire chargé des Finances.


     

    Parties majoritaires © Vincent Coutin

    Investir dans l’éducation, c’est investir dans l’avenir


    Depuis 2014, la Ville investit plus de 430 millions d’euros, dont plus de 110 millions d’euros pour l’éducation des jeunes Blanc-Mesnilois. En une décennie, elle a modernisé et rénové la trentaine d’écoles dont elle a hérité, a construit deux groupes scolaires (Chevalier-de-Saint-George et Élisa-Deroche), puis a ouvert la maternelle Robert-Planquette en 2024. En 2026, la municipalité compte poursuivre sa politique ambitieuse d’investissements, pour créer, dans les années à venir, trois nouveaux ensembles scolaires, deux crèches et deux gymnases dans les quartiers, en cours de rénovation, des Tilleuls et de La Molette. « Notre objectif reste le même qu’il y a douze ans : transformer notre commune en une ville d’excellence », souligne Thierry Meignen.

     

    De plus, la municipalité établit des plans pluriannuels d’investissement afin de renouveler le mobilier scolaire (380 000 € en 2026), rénover les sanitaires vétustes (le« plan toilettes » lancé en 2021 totalise 3,4 millions d’euros dont 400 000 € prévus cette année) et végétaliser les cours d’école (4,5 millions d’euros investis depuis 2021 dont 1,5 million en 2026). En partenariat avec l’Éducation nationale, la Ville continue de proposer aux écoles des activités innovantes où les enfants s’amusent en apprenant le codage informatique, l’escrime, le jeu d’échecs, le golf. Sans oublier la musique avec le dispositif d’excellence mis en place dans le groupe scolaire Chevalier-de-Saint-George. Autant d’activités qui aident à se concentrer et à soutenir l’apprentissage des matières fondamentales pour de meilleurs résultats en classe.


     

    Nouveau centre municipal de santé : un équipement clé


    La santé fait également partie des priorités de la municipalité. Dans la zone d’aménagement concerté (ZAC) du Centre-ville, le nouveau centre municipal de santé (CMS – 1 400 m²) en construction remplacera le vétuste CMS Pierre-Rouquès dans les années à venir. Par ailleurs, la Ville bénéficie de financements pour le PASS ambulatoire (103 000 €) et le dispositif sport-santé« Blanc-Mesnil se bouge ! » (30 000 €). Dans le cadre de la convention signée avec le
    Département en 2025, elle va dépenser, pour le fonctionnement, 2,2 millions d’euros en trois ans (dont 730 000 € en 2026) dans les deux centres de protection maternelle et infantile (Berthie-Albrecht et Jean-Jaurès) et la permanence PMI assurée au CMS. Elle souhaite renforcer leurs équipes paramédicales (dont elle a la charge) et développer de nouveaux lieux d’accueil enfants-parents (LAEP) dans le sud et en centre-ville, à l’exemple de celui déjà en service au Relais petite enfance dans les Hauts du Blanc-Mesnil. De plus, reconnue au niveau européen pour sa lutte contre les perturbateurs endocriniens présents notamment dans les produits classiques d’entretien, la commune souhaite cette année généraliser l’utilisation des nettoyants probiotiques dans l’ensemble des crèches et des établissements accueillant les tout-petits de son territoire. Une action de prévention sanitaire et publique qui fait partie de celles prévues dans le contrat local de santé 2023-2028 pour le bien-être des Blanc-Mesnilois.



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    Plus de 10 millions d’euros pour rénover les rues 

    Quand la Ville évoque le terme de « requalification qualitative » de la voirie, il ne s’agit pas d’un simple coup d’enrobé ou de petites réparations. Mais d’une rénovation complète : chaussée et trottoirs, aménagements, sécurité et cadre de vie. Depuis 2014, 27 rues ont ainsi été réaménagées de fond en comble, soit
    environ 5,7 km de voirie transformée. Cette action s’appuie à la fois sur un plan pluriannuel et sur d’autres chantiers décidés au fil des années. Dans le cadre de ce programme, dix rues ont déjà été réalisées, représentant environ 2 km, et six supplémentaires sont prévues cette année, soit environ 1,8km. L’objectif est d’en réaménager encore quarante, soit environ 11 km, à l’horizon 2037. En parallèle, hors de ce dispositif, 13 rues ont été requalifiées entre 2014 et 2020 (environ 2,5 km), puis 4 autres depuis 2020 (environ 1,2 km). Précision importante : ces chiffres comptabilisent uniquement les rues refaites intégralement. Ils n’incluent pas les simples reprises de chaussée, les trottoirs traités par tronçons ou les réparations ponctuelles (nids-de-poule, petits désordres...).

     

    Ce travail d’embellissement durable comprend aussi l’installation de lampadaires 100% LED (équipés en diodes électroluminescentes), l’enfouissement des réseaux, la plantation d’arbres et le fleurissement des rues. Ces travaux prennent du temps car ils sont coûteux et nécessitent de coordonner plusieurs corps de métier : une rue « bien refaite » se prépare. Par ailleurs, la poursuite du marché global de performance mobilise 5,2 millions d’euros en 2026 afin de rénover les rues concernées et en garantir l’entretien dans la durée. Soit un investissement total de plus de 10 millions d’euros, inscrit au budget 2026, dont 3,3 millions d’euros seront consacrés à la reprise des enrobés des voies communales et au rebouchage des nids-de-poule.


    Embellir le cadre de vie pour un esprit village 

    Le Blanc-Mesnil, une commune durable, classée au palmarès des « Villes et villages où il fait bon vivre ». Cela commence par une bonne gestion des espaces verts publics : parcs (Anne-de--Kiev qui vient d’accueillir des sanitaires neufs près de la nouvelle aire de jeux, du Curé-Albéric, Joseph-Bologne-de-Saint-George), squares (Albert-Trépied, Jacques Parizelle, des Coccinelles, de la Paix)… Soit 450 000 € en 2026 voués à leur entretien. La municipalité contribue aussi à l’aménagement du parvis végétal de la future gare de la ligne 16 du métro du Grand Paris Express (1,7 million d’euros), qui desservira l’avenue de la Division-Leclerc et le quartier centre à l’horizon 2027. 

     

    Dans ce budget 2026, un autre investissement d’envergure (15 millions d’euros) concerne les trois ZAC du Centre-Ville, de La Molette et des Tilleuls. L’opération de rénovation urbaine du quartier des Tilleuls est estimée à plus de 300 millions d’euros répartis entre la Ville et l’ensemble de ses partenaires impliqués dans ce vaste chantier. Le Blanc-Mesnil y contribue à hauteur de 31,71 millions d’euros, dont 4,6 millions budgétisés cette année. La municipalité projette en effet d’y rebâtir un gymnase (en lieu et place de celui incendié l’été dernier), une maison de quartier incluant une mairie annexe et des salles associatives, une crèche (39 berceaux), des extensions de groupes scolaires (13 classes), ou encore la reconstruction du centre de protection maternelle et infantile Berthie-Albrecht. Sans oublier une place de marché ainsi que 3 300 m2 de commerces et services : pharmacie, boulangeries (au printemps), épiceries, supermarché, bureau de poste (à l’automne)… 

     

    Dans la ZAC du Centre-Ville, la municipalité investit cette année plus de 8 millions d’euros pour construire le bâtiment qui abritera, entre autres, la nouvelle halle du marché (1 090 m2). La place Henri-Duquenne sera élargie et végétalisée, les avenues Henri-Barbusse et Pierre-et-Marie-Curie restructurées et 3 800 m2 de commerces verront le jour. Par ailleurs, la Ville souhaite aussi redonner un esprit village au quartier de La Molette, en transformant l’ancienne zone industrielle en écoquartier résidentiel (55 hectares) doté de commerces, d’une crèche (39 berceaux), d’un groupe scolaire public (22 classes), d’un gymnase, d’un campus international privé (de la maternelle au lycée sur une surface de 15 000 m2) dont l’ouverture est espérée à la rentrée 2028. Le tout sera agrémenté d’un parc de 7 hectares. Un investissement pluriannuel et à long terme (total estimé à 48 millions d’euros) pour la Ville et ses partenaires (dont l’EPT Paris Terres d’Envol et la Métropole du Grand Paris), dont 2 millions d’euros sont déjà prévus au budget communal en 2026. La métamorphose du paysage blanc-mesnilois concerne aussi le quartier sud, où la Ville prévoit de rénover le centre commercial Casanova et sa halle, pour un investissement total de 12,5 millions d’euros.


    Police municipale © Vincent Coutin

    Nouveaux locaux, vidéoprotection, effectifs en hausse : des moyens renforcés pour la sécurité 

    D’après les statistiques établies par le ministère de l’Intérieur, Le Blanc-Mesnil est l’une des communes les plus sûres de France, alors qu’auparavant elle était l’une des plus criminogènes. C’est aussi celle qui a connu la plus forte baisse de la délinquance (- 7,5 %) de toute la région Île-de-France. Une tranquillité retrouvée et une sécurité renforcée grâce au déploiement de la police municipale, du centre de supervision urbain (CSU) et de 299 caméras de vidéoprotection mises en place depuis 2014 par la municipalité. Après la création de plusieurs brigades dont la dernière à moto, en septembre 2025, la Ville va intensifier les patrouilles des policiers municipaux sur le terrain grâce à un roulement assuré par équipe, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Elle prévoit également de consacrer 3,5 millions d’euros à l’achat, l’aménagement et l’équipement de nouveaux locaux (1 000 m2) destinés à la police municipale et au CSU. Ceux-ci seront situés entre l’hôtel de ville et le commissariat de la police nationale.

     

    Ils abriteront aussi le service municipal des Seniors. La municipalité continuera également à développer son système de vidéoprotection en investissant plus de 560 000 euros dans l’acquisition et l’installation de caméras plus performantes. Au Blanc-Mesnil, cette gestion rigoureuse du budget n’est pas un frein : c’est un moteur. Parmi les huit communes qui composent l’EPT Paris Terres d’Envol, elle est la seule à maintenir des services publics solides et à investir massivement en se désendettant et en tenant, année après année, la ligne des 0 % d’augmentation du taux communal des impôts locaux. Engagements tenus ! Et ça change tout. Le reste, c’est du bruit.


     

    DOSSIER RÉALISÉ PAR NADIA DE ALMEIDA ET SÉBASTIEN BERTHOUD

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