« Les sorcières de l’Orient », ancêtres de Jeanne et Serge

Mercredi 22 septembre, au cinéma Louis Daquin, 40 filles des sections sportives scolaires football de la Ville ont assisté à la projection du documentaire Les Sorcières de l’Orient puis ont rencontré son réalisateur, Julien Faraut. Ce film a inspiré le célèbre manga Jeanne et Serge.

Les Sorcières de l’Orient : ces simples joueuses de volley doivent ce surnom belliqueux à leurs rivales de l’équipe de Russie. Un sobriquet bien mérité, puisqu’elles seront les grandes gagnantes de la finale de volley-ball des Jeux olympiques au Japon, en 1964. Cette finale constitue encore aujourd’hui l’une des meilleures victoires du pays.

Ces joueuses ont inspiré des dizaines de mangas et de dessins animés dans le monde dont le célèbre Jeanne et Serge. Elles ont aussi inspiré au réalisateur Julien Faraut son documentaire Les Sorcières de l’Orient, sorti cet été. Cinq sorcières ont accepté d’y témoigner de leurs conditions d’entraînements parfois douteuses, plus de cinquante ans après leur exploit de 258 victoires consécutives.

« Quand j’ai découvert les images de l’époque, j’ai été surpris de voir que l’on s’entraînait aussi dur dans les années 1960 chez les femmes et les hommes. C’était très impressionnant », confie le réalisateur Julien Faraut. En effet, les entraînements des sorcières ont été très difficiles, leur coach Hirofumi Daimatsu a exigé de les préparer comme des hommes pour qu’elles soient les meilleures.

Le 22 septembre, Julien Faraut a présenté ses Sorcières de l’orient à 40 jeunes filles des sections sportives scolaires football du collège Marcel-Cachin et des Lycées Jean-Moulin et Mozart, les jeunes élèves ont posé de multiples questions au réalisateur. À l’issue de la projection au cinéma Louis-Daquin, l’une lui a demandé : « Êtes-vous parti au Japon ? » « J’y suis allé deux fois. La première fois sans caméra, seulement avec des micros, pour enregistrer les interviews. Et j’y suis retourné six mois plus tard avec des caméras ». Une autre s’est demandée combien de temps il avait fallu pour faire le film : « La fabrication du film en lui-même m’a pris deux ans, mais entre le moment où j’ai découvert les images et celui où j’ai eu l’idée de faire ce film, il s’est passé dix ans », lui a expliqué Julien Faraut.

Le documentaire a récolté un grand succès dans de nombreux pays. Malheureusement, à cause des JO 2021, le Japon a fermé ses frontières et le réalisateur n’a pas pu montrer le film aux « sorcières ». Mais il s’y rendra « très prochainement. »


Flora Mohammedi

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Publié le 08 octobre 2021