Vacances studieuses, vacances heureuses ?
Les jeunes Blanc-Mesnilois, qui en avaient envie, ont profité des dispositifs de révisions pour combler leurs lacunes et se sentir plus confiants. Motivant et efficace.
Favoriser la réussite

©Americo Mariano
L’heure du brevet des collèges et du baccalauréat approche et de nombreux élèves de troisième et de terminale mettent les bouchées doubles pour gérer au mieux leurs révisions et être fin prêts le jour de l’examen. Le service jeunesse se mobilise pour leur permettre d’y parvenir et met en place chaque année pendant les vacances de Pâques, deux dispositifs d’accompagnement : Le brevet stage et Objectif bac. Sur la base du volontariat, les élèves peuvent ainsi travailler en groupes leurs points faibles, approfondir différentes matières et intégrer de bonnes méthodes de travail. Les troisièmes sont encadrés et accompagnés par des jeunes ayant signé avec la mairie un contrat municipal étudiant. Quatre lieux de révisions étaient proposés à raison de quatre heures par jour. La maison des Tilleuls pour les élèves du collège Mandela, la maison pour tous Jean Jaurès pour les collégiens de Cachin, le château d’eau pour ceux de Cotton et enfin le collège Descartes. Pour les futurs bacheliers, ce sont des professeurs du lycée Mozart qui ont assuré, du 11 au 19 avril, six heures par jour de soutien aux révisions en maths, anglais, sciences physiques, science de l’ingénieur, économie, management et comptabilité. D’autres jeunes Blanc-Mesnilois ont mis à profit leurs vacances pour étudier puisque la formation du Brevet d’initiation à l’aéronautique s’est poursuivie (voir le Journal n°109), et des espaces de révisions, destinés aux élèves de la ville de tous niveaux, étaient à leur disposition la seconde semaine de congés.
Yassine, 23 ans, en contrat municipal étudiant et quatrième année d’école d’ingénieur
«Les élèves qui participent au brevet stage sont volontaires et intéressés. Ils savent pourquoi ils sont là, ils savent ce qu’ils veulent et ils s’acharnent pour y arriver. On travaille une matière bien précise par demi-journée. On tente de soulever les problèmes de compréhension, on analyse les erreurs et surtout on essaie de leur donner une méthode. Ils s’entraînent sur des sujets du type brevet pour apprendre à gérer leur temps et ainsi ne pas avoir de surprise le jour de l’examen. Ce sont des vacances utiles.»
Sarah, 14 ans, élève de troisième au collège Descartes
«Ça ne me dérange pas de venir au collège pendant les vacances, c’est moi qui l’ai souhaité. On nous a parlé de ce stage lors de la remise des bulletins et je me suis inscrite. Je suis là tous les jours pendant la première semaine car j’ai besoin de réviser les matières pour le brevet. J’aime beaucoup les maths mais j’ai besoin de plus travailler en français. Et grâce au stage je fais de moins en moins de fautes d’orthographe. L’examen aura lieu les 28 et 29 juin, va falloir que je révise encore un peu pour l’avoir, mais ça avance : je comprends de mieux en mieux les questions.»
Stéphanie, 18 ans, en terminale littéraire
«Ce n’est pas trop frustrant de venir ici travailler plutôt que de m’ennuyer chez moi, car pendant les vacances ça arrive toujours, à un moment ou à un autre. J’ai le bac à la fin de l’année et je compte bien l’avoir. C’est beaucoup plus motivant de travailler en groupes et c’est rassurant d’avoir l’avis d’un enseignant que l’on peut solliciter dès que l’on a une question ou un doute. Le fait que ce ne soit pas notre professeur habituel qui encadre les sessions d’Objectif bac est aussi intéressant car il ne nous connaît pas, n’a pas d’a priori sur notre niveau et l’on découvre d’autres méthodes de travail.»
Mme Da Silva, professeur d’anglais au lycée Mozart
«Le dispositif Objectif bac est très intéressant car les élèves qui y participent sont hors du cadre du lycée et sont tous volontaires. Ils arrivent avec des demandes et des besoins bien précis. On travaille leurs points faibles et on varie les exercices. Comme ils sont en groupe restreint, on peut plus individualiser leur suivi que lorsqu’ils sont en cours. En revanche, il y a des élèves de sections différentes et ça c’est un peu plus difficile à gérer. L’avantage pour eux : je suis à leur disposition. S'ils ont une question, ils ont tout de suite la réponse. On fait aussi beaucoup de méthodologie, ce qui est difficile à acquérir lorsque l’on travaille seul.»
Propos recueillis par Delphine Loussert
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