Une équipe de maousse coustauds
Les seniors masculins fondent une grande partie de leur jeu sur l’impact physique. Une tactique payante puisqu’ils sont toujours en course pour la montée en championnat de division d’honneur.

©Michel Le Moine
Le FC Barcelone, la meilleure équipe européenne à l’heure actuelle, compte dans ses rangs de nombreux joueurs de petite taille. Les Xavi, Iniesta, Alves, Pedro et bien sûr Messi, Ballon d’or en 2009 et 2010, ne dépassent guère les 1m70. Ils compensent par leurs qualités techniques, de vitesse et d’intelligence de jeu qui posent d’énormes difficultés aux formations adverses. Retour dans le championnat de division d’honneur (DH) d’Ile-de-France, loin des paillettes et du football Champagne. Pour gagner des matchs à cet échelon, il faut avant tout miser sur la force athlétique de son effectif sous peine de déconvenue. «Nous évoluons dans une division où l’équipe qui a le meilleur rapport physique-qualité de jeu peut espérer monter», résume Demba Traoré, le capitaine du BMSF. Stéphane Morbello, le co-entraîneur avec Philippe Lemaître, confirme.
«On a du répondant. L’essentiel en DH c’est de remporter des duels défensifs et offensifs. Si tu en gagnes 45 sur 60 dans une rencontre, tu es quasiment sûr d’être devant.» Au sein du club blanc-mesnilois, on compte quelques garçons au physique de déménageur. C’est le cas des deux milieux défensifs Wounde Diarra et Demba Traoré qui culminent à plus de 1m90. «Wounde est un excellent ratisseur de ballon avec ses grandes jambes et un bon dribbleur, note Stéphane Morbello. Demba est plus puissant avec une excellente force de pénétration. S’il passe sa troisième foulée, il est très dur à rattraper.» Un travail défensif auquel participe tous les joueurs, même les attaquants. «Notre principale force, c’est notre mental. Nous sommes la deuxième meilleure défense du groupe grâce au travail de l’équipe entière», insiste Stéphane Morbello.
La solidité des coéquipiers de Jean-Eudes Némouthé l’autre pièce maîtresse du milieu en trident blanc-mesnilois, leur permet d’occuper la quatrième place du championnat à un seul petit point du leader le FC Issy. Le club reste sur un très beau succès sur la pelouse du FC Versailles (2-1) le 6 mars, une formation au jeu résolument tourné vers l’avant. «Le BMS foot mise beaucoup sur l’impact athlétique et l’engagement. Ils donnent tout sur le terrain, analyse Michael Lacen, le capitaine versaillais. On essaie de jouer au ballon mais quand on se fait rentrer trente fois dedans, on hésite à continuer dans cette voie. Le physique, ça paye en DH !»
Jonathan Rapaport
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