Sauver une vie, mode d’emploi
Publié le 27.01.2012
Seize jeunes Blanc-Mesnilois, âgés de 16 à 29 ans, ont bénéficié gratuitement de la formation « Prévention et secours civiques de niveau 1 ».

© Audrey Zedet
« Vous êtes le premier maillon de la chaine de survie. Sans vous, rien n'est possible ! » Avec ces mots d’Ali Kheladi, de la Croix Rouge, le ton est donné. Fin décembre, il animait deux sessions de formation de « Prévention et secours civiques de niveau 1 », plus connue sous le sigle PSC 1. Seize jeunes Blanc-Mesnilois, âgés de 16 à 29 ans, ont bénéficié gratuitement de cette formation, grâce au service municipal de la Jeunesse (SMJ). Chaque session a réunit, sur deux soirées entre Noël et la St Sylvestre, un groupe de huit personnes, étudiants ou salariés, venues apprendre les gestes de premiers secours et les bons réflexes à adopter.
Etouffements, malaises, traumatismes, hémorragies, état d’inconscience, arrêt respiratoire… Des situations d’accidents diverses et variées étaient au programme ! La protection de la victime et l’alerte aux secours étaient également sur la liste, ainsi que l’apprentissage du massage cardiaque et l’emploi d’un défibrillateur. Pour chaque cas, les apprentis sauveteurs ont pu mettre en pratique les gestes fraîchement acquis, lors de mises en situation où des accidents étaient simulés.
Des exercices bluffants de réalisme et très appréciés par l’ensemble des participants. « Cela nous confronte aux conditions réelles, indiquait Samia, 26 ans. Si l’on est amené à y faire face un jour, on se sentira moins désarmés, c’est rassurant. » L’horaire tardif (18-23 heures) n'avait pas amoindri la motivation et l'application des jeunes. Cette formation, d'ores et déjà indispensable pour prétendre à certaines fonctions, sera de plus en plus exigée dans les années à venir, pour toutes sortes de métiers. « Au-delà d'un sésame à l'emploi, l’objectif premier est de maitriser les gestes qui sauvent. Des gestes simples, des réflexes à avoir qui peuvent tout changer » soulignait Grégory, animateur, résumant parfaitement l’état d’esprit général.
Quand on sait que des milliers de vies pourraient être sauvées si les personnes présentes sur les lieux d’un accident étaient formées à réagir correctement, on ne peut que regretter que ces formations ne soient pas intégrées dans le programme scolaire, comme c’est le cas aux Etats-Unis. « La France y viendra d’ici quelques années» assure Ali Khedali.
Le SMJ n’attendra pas si longtemps avant de réitérer ces sessions de formation aux jeunes de la ville. Secouristes en herbe, tenez-vous prêts !






Renseignements au SMJ : 01 48 65 21 66
Audrey Zedet
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