Rachel David: Vice-championne de France de saut en longueur
Publié le 15.09.2011
Le 16 juillet, malgré de très mauvaises conditions météo, l’athlète du BMS athlétisme a décroché la deuxième place à la longueur aux championnats de France junior à Dreux.

© Américo Mariano
En 2009, Rachel David finissait sixième des championnats de France cadets sur 320 mètres haies. Un résultat prometteur mais ses entraîneurs pointaient alors du doigt son manque d’entraînement. Deux ans plus tard, avec un mois de travail dans les jambes, la pensionnaire du BMS athlétisme est devenue vice-championne de France juniors de saut en longueur à 19 ans. C’était le 16 juillet dans des conditions quasi apocalyptiques : vent violent, froid… Après un premier tour, disputé la veille, vite emballé à 5m80 dès son premier essai (la qualification se jouait à 5m75), Rachel David dispute la finale.
Elle choisit alors, et c'est plutôt osé, de faire l'impasse sur le triple-saut et le 200 mètres, où elle était également inscrite, afin de mettre toutes les chances de son côté à la longueur. Une décision payante puisque avec un saut à «seulement» 5m65, elle décroche la deuxième place. «Avec de telles rafales, mon objectif était d’essayer de placer juste un bon saut, explique Rachel. Au dernier essai, j’ai réalisé une meilleure performance mais j’ai mordu. C’est vraiment dommage.» Ses entraîneurs au club, Laurent, Jean-Pierre et Manu, se montrent en tout cas satisfaits de leur protégée.
«Elle a su faire abstraction de la mauvaise météo et nous sommes persuadés qu’elle aurait dépassé les six mètres avec un temps plus clément. Il faudra compter sur elle dans les prochains mois.» Des paroles élogieuses pour une jeune fille à l’énorme potentiel. Cette étudiante en deuxième année de BTS comptabilité n’a en effet découvert l’athlétisme qu’il y a six ans lors du cross annuel du collège Cotton.
Du haut de son mètre soixante-dix-neuf et avec ses «grandes qualités cardiaques», elle peut également faire des merveilles sur 400 ou 800 mètres.
«Ce sont des disciplines beaucoup plus techniques que le saut en longueur, il faut beaucoup d’entraînement, font remarquer ses trois coachs. Mais la médaille d’argent lui a donnée l’envie de travailler.» Car pour le moment, l’une de ses principales faiblesses est de ne pas assez croire en ses capacités. «J’ai été quand même un peu surprise par mon bon résultat, confirme Rachel. J’avais une appréhension par rapport aux autres filles que je savais mieux préparées.» En bossant comme une athlète de haut niveau, où s’arrêtera-t-elle ? Laurent, Jean-Pierre et Manu ont leur petite idée. «Si elle continue comme ça, elle intègrera très vite l’équipe de France.»
Jonathan Rapaport
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