«Une ville sans centre dynamique est une ville qui meurt»
Publié le 15.09.2011
Santiago Serrano, adjoint au maire, délégué au développement économique et commercial, à l’emploi et aux nouvelles technologies.

Pourquoi étendre la zone bleue ?
«Nous étions la dernière ville des environs à ne pas avoir adopté de réglementation du stationnement en centre-ville. Or l'absence de stationnement régulé dans une commune dense comme la nôtre, avec ses 55 000 habitants, freine l’implantation de nouveaux commerces et a un impact négatif sur ceux qui existent. Une ville sans un centre dynamique est une ville qui meurt. Nous avons souhaité démarrer en douceur avec une première mini-zone bleue expérimentale qui ne concernait que quelques artères sensibles. La diminution des voitures ventouses et l'amélioration des conditions de stationnement ont prouvé son efficacité. Nous accueillerons bientôt 2 500 mètres carrés de nouvelles surfaces commerciales et des services publics, comme la Caisse primaire d'assurance maladie, réintègrent le centre-ville. Si l'on veut pouvoir attirer de nouvelles enseignes, nous devons donc anticiper l'augmentation de la fréquentation de cette partie de la commune, en permettant à tous les clients et aux usagers des services publics d'accéder au centre-ville. Cette zone réglementée reste cependant modeste avec ses 400 places autour de l’hôtel de ville et des artères commerciales
Y a-t-il d’autres projets en réflexion pour régler les problèmes de stationnement ?
C'est une question sans fin. La difficulté pour les villes des agglomérations urbaines importantes est que la surface au sol reste la même tandis que le nombre de véhicules augmente régulièrement. Dans certains foyers, on compte jusqu'à trois voire quatre véhicules. Un phénomène qui s'accentuera tant que les transports collectifs ne se développeront pas. Dans le centre il faudra certainement construire du stationnement, qu'il soit souterrain ou en silo extérieur. Sur l’ensemble de la ville, les stationnements sur les passages cloutés et les trottoirs empoisonnent la vie des citoyens. Il faudra trouver des lieux où se garer et nous le ferons. Nous étudions toutes les possibilités qui ne sont pas encore exploitées, comme les parkings inoccupés en sous-sol d'immeubles. Le stationnement en centre-ville était l’urgence mais nous allons aussi nous intéresser au stationnement résidentiel. Il n’y a pas une ville qui ne soit confrontée à ce problème générateur permanent de tension. Des situations difficiles à améliorer, mais ne rien faire serait courir à une dégradation de la qualité de vie des habitants.
Propos recueillis par Delphine Loussert
Photographie : Americo Mariano
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