Pigeons volent
Publié le 30.01.2012
Alain Arraut est colombophile : il élève et fait concourir des pigeons voyageurs. Il possède deux pigeonniers avec plus de 150 oiseaux. Rencontre.

© Photos Michel Le Moine
Non, la colombophilie n'est pas la secte des fans du célèbre lieutenant de la police de Los Angeles, mais l'art d'élever et de faire concourir les pigeons voyageurs ! Alain Arraut, Président de l'entente colombophile Blanc-Mesnil-Drancy, un club affilié à la Fédération Française de Colombophilie, consacre la majeure partie de ses loisirs à sa passion. Au fond du jardin de son pavillon, ses deux pigeonniers abritent plus de 150 oiseaux de toutes les couleurs, du gris bien connu des parisiens à la colombe blanche de la paix chère à Mireille Mathieu.
Mais les pigeons du Président Arraut ne sont pas là pour la décoration. « Nos oiseaux participent à des concours de vitesse, classés selon la distance. De 80 km pour le sprint à plus de 700 pour la course de fond. Les pigeons sont emmenés par camions sur le lieu de lâcher, et les premiers qui rentrent à la maison ont gagné ! » Mais comment s'assurer de leur retour ? « Tous les pigeons sont identifiés par une bague électronique, leur carte d'identité. En rentrant dans son pigeonnier, l'oiseau passe sur une plaque métallique qui enregistre précisément son heure d'arrivée sur un boîtier électronique. Ensuite, il suffit de dépouiller l'appareil pour connaître le classement ».
Ces pigeons voyageurs sont des véritables sportifs de haut niveau, bénéficiant d'une préparation physique… de haut vol ! « Je fais particulièrement attention à la qualité de leur nourriture. Graines spécifiques selon le type de course, compléments alimentaires, vitamines et sels minéraux, oligo-éléments… Rien n'est négligé ! » En tant que véritable coach sportif, Alain Arraut s'occupe également de leur préparation mentale… « Il faut travailler différemment avec les mâles, les femelles ou les jeunes, et savoir choisir le pigeon au meilleur de sa forme. Un pigeon est au top entre 2 et 5 ans, et définitivement à la retraite vers 8 ans ». Ou dans l'assiette, rôti avec les petits pois ? « Non, pour ça il vaut mieux choisir des jeunes, c'est plus tendre ! ».
La colombophilie, une passion dévorante demandant un engagement total. « C'est un travail à temps plein. Je n'ai d'ailleurs plus d'activité professionnelle. Deux fois par jour, je fais voler mes pigeons pendant deux heures, et en les attendant je nettoie le pigeonnier et installe la nourriture. Ma journée commence généralement à six heures du matin et se termine en fin de soirée. Mais j'ai un élevage très important ; on peut commencer doucement avec un petit pigeonnier de 8 m2 comprenant 20 pigeons seulement. ». Alors, prêt à prendre votre envol ? Alain Arraut est à votre disposition pour répondre avec enthousiasme à toutes les questions !




Contact
L'entente colombophile Blanc-Mesnil-Drancy
41 avenue de Suffren
06 67 51 12 67
Frédéric Fuzier
En un clic
