Les nouveaux prolos
Publié le 17.01.2012
La Librairie Générale a accueilli, le samedi 7 janvier, un débat à l'occasion de la présentation du premier livre de la sociologue Sarah Adelnour, « Les Nouveaux Prolétaires » (Editions Textuel).

© Photos Michel Le Moine
L’objet de la discussion passionnée ? Trancher si la notion de prolétaire forgée par Marx –des salariés qui vendent leur force de travail- a encore du sens tant le mot « parait aujourd’hui anachronique ». Car, rappelait, Sarah Adelnour, « le PDG de l’Oréal est un salarié.»
De même chez Marx, tous les prolétaires sont des ouvriers. Pas forcément idoine dans une France en voie de désindustrialisation.
Bref, le vieux Marx semblait avoir pris un coup de vieux quand la salle s’accorda –presque- sur le fait que les nouveaux prolétaires sont les précaires d’aujourd’hui, c’est-à-dire les travailleurs mal protégés, femmes ou immigrés le plus souvent.
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