Grand Paris Express : dernière visite avant la décision
Publié le 20.05.2011
Le tracé définitif du futur réseau de transports d’Ile-de-France sera dévoilé le 26 mai. Le Blanc-Mesnil se bat pour obtenir deux stations du "Grand Paris Express", le métro automatique. Le 10 mai, une délégation de la Société du Grand Paris est venue visiter les sites qui pourraient accueillir ces deux stations.

© Américo Mariano
Le 26 mai prochain, on saura si le futur «super métro» francilien desservira le centre et le nord du Blanc-Mesnil ou bien s’il passera sous nos pieds sans s’arrêter. Ce jour-là, le conseil de surveillance de la Société du Grand Paris (SGP) votera le tracé définitif. Et l’emplacement des soixante gares du Grand Paris Express. La localisation de la plupart d’entre elles fait l’objet d’un consensus depuis plusieurs mois.
C’est le cas de la station «Le Bourget Aéroport-Le Blanc-Mesnil» (qui avait été proposée par le maire, Didier Mignot) et qui sera implantée avenue du 8 mai 1945, face au musée de l’Air et de l’Espace, sur le territoire de notre commune. Les débats publics menés de septembre 2010 à janvier 2011 ont fait apparaître la demande d’une quinzaine de gares supplémentaires, dont celle qui serait située en ville.
En raison du coût, de la faisabilité technique et de l’utilité réelle de ces équipements, toutes les demandes ne seront pas satisfaites. Le 26 mai au soir, il y aura des heureux et des déçus. La bataille engagée par la Ville depuis près de deux ans pour obtenir cette station connaîtra alors un premier aboutissement.
Soutenu par l’ensemble du conseil municipal, ce projet à long terme s’est appuyé dès le départ sur une collaboration étroite avec les collectivités voisines, constituées en «Pôle urbain du Bourget». Cette collaboration a permis de faire travailler des cabinets d’architectes urbanistes sur les futurs aménagements du territoire, y compris sur le projet de station blanc-mesniloise. Un travail en amont qui semble avoir été apprécié par les décideurs du Grand Paris.
Justement, le 10 mai dernier, une importante délégation de la SGP a suivi Didier Mignot dans une visite des sites des deux stations. Devant le musée de l’Air, le maire a décrit l’importance des flux de transports qui se croisent là, générés par l’aéroport d’affaires, le musée de l’Air, le parc des expositions et les riverains blanc-mesnilois (dont ceux du futur quartier Eiffel). «L’installation de la future gare correspond à la volonté forte de la municipalité d’aménager la façade de l’ex-RN2 pour en valoriser les potentiels de développement», a indiqué le maire.
La délégation a ensuite parcouru le site de l’actuel gymnase Langevin, du terrain de sport situé derrière lui et du parc Jacques Duclos. C’est là que pourrait se trouver la seconde station du Blanc-Mesnil, celle qui peut être gagnée le 26 mai. Les visiteurs ont été séduits par l’idée d’une double sortie, l’une vers la ville et l’autre à l’orée du parc. Une situation «qui permet de faire du beau, du sensible, pas que du fonctionnel», explique Vincent Bourjaillat, chargé de mission auprès du préfet de région, évoquant «une gare de quartier à taille humaine».
Didier Bense, l’un des trois membres du directoire de la SGP, relève les atouts de la candidature de ce site. «Les futures gares doivent répondre à trois objectifs : l’amélioration des déplacements et de la mobilité, le développement économique et le soutien à l’aménagement et au développement urbain des territoires. Or, une station située ici bénéficierait du raccordement de la ligne Est à la gare multimodale du Bourget, de la proximité d’équipements publics au centre-ville et du quartier des Tilleuls, de la présence de la zone d’activité du Coudray, de l’écopôle et du quartier d’affaires Parinor… Tout cela constitue un ensemble attractif.»
Le dossier du Blanc-Mesnil est donc sur de bons rails. Cela n’empêchera pas le maire d’aller cette semaine plaider la cause de la seconde station auprès du ministre en charge du Grand Paris. C’est souvent dans la dernière ligne droite que se remportent les courses de fond. Rendez-vous le 26 mai.
François Toulat-Brisson
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