Football: des terrains 100% plaisir
Publié le 09.11.2011
Enfants comme adultes jouent tous les jours sur les onze city-stades et les trois terrains de proximité de la ville. Et le week-end c'est l'affluence.

© Michel Le Moine
Il n’y a pas que la compétition dans la vie ! Pour les aficionados du ballon rond en quête de plaisir sans se prendre la tête, onze city-stades et trois terrains de proximité sont répartis sur l’ensemble du Blanc-Mesnil. «Les terrains de proximité sont plus grands que les city-stades et leur revêtement est plus costaud, explique Maurice Reboulet, le directeur du service municipal des sports. C’est particulièrement le cas de l’espace Just Héras et du nouveau terrain près du collège Cotton, qui disposent d’un gazon synthétique nouvelle génération. Ces deux équipements peuvent être aussi utilisés par les scolaires pour le rugby et le handball, mais l’activité numéro un reste le football.»
Il est facile de mesurer leur succès en se promenant dans les rues de la ville un mercredi après-midi. Au city-stade Wallon par exemple, Fred, 10 ans, attend patiemment son tour avant d’entrer dans l’arène. «Généralement, on joue au foot à quatre contre quatre. Dès qu’une équipe perd, une autre la remplace. Je viens trois fois par semaine, c’est juste en bas de chez moi.» Plus on avance dans la journée, plus les joueurs prennent de l’âge. Le soir, des adultes n’hésitent pas à venir taquiner le ballon.
Sur le plateau Montillet, à côté de la maison pour tous Jean Jaurès, au pied des cités refaites à neuf, on joue au «60». Trois buts doivent être marqués le plus rapidement possible pour remplacer le gardien.
«C’est surtout le week-end qu’il y a beaucoup de monde, fait remarquer Rayane, 10 ans. Pendant les vacances, des tournois inter-quartiers sont organisés avec une vingtaine d’équipes. L’avantage, c’est que mes parents peuvent me surveiller de l’immeuble où j’habite, ça les rassure !»
Un peu plus loin à Decour, le city-stade n’est pas en très bon état mais trente gamins l’utilisent tous les samedis et dimanches. «Nous avons hâte que le terrain soit refait», lance un groupe d’ados. Des travaux sont justement prévus par la municipalité dans quelques mois.
Du côté de l’espace Just Héras, une trentaine d’enfants se relaient le mercredi tandis que le week-end… deux cents pratiquants jouent non stop de 9h à 21h. Un terrain est dédié aux petits et l’autre aux adultes. «A Heras, je m’amuse toujours bien et en plus, on peut tacler sans se faire mal !», se réjouit Lenny, 12 ans, résident de la cité Verte. Il en faut peu pour rendre un petit footballeur heureux !
Jonathan Rapaport
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