Nritya Darpana : entre tradition et modernité
Publié le 22.09.2011
Près de trois heures en Inde avec le spectacle, culturel et musical, de l’association Nritya Darpana. Du raffinement du bharata natyam à l’ambiance Bollywood.

© Americo Mariano
Le 1er octobre, le Deux Pièces Cuisine accueille l’association Nritya Darpana et ouvre ainsi une porte sur la culture du Sud de l’Inde, entre tradition et modernité. Une invitation au voyage à ne pas manquer ! A l’occasion de ses dix ans d’existence, l’association blanc-mesniloise vous embarquera, pendant près de trois heures, dans la richesse de son univers. Un spectacle au cours duquel elle souhaite faire découvrir une grande partie des activités qu’elle propose tout au long de l’année. Pour la première partie de la représentation, direction l’Inde traditionnelle et son bharata natyam.
Cet art sacré, raffiné et élégant, datant de plus de deux mille ans, sera présenté par les vingt-cinq danseuses de l’association, âgées de 7 à 22 ans. Tout d’abord confinée dans les temples et réservée aux cérémonies rituelles, cette danse est aujourd’hui considérée, en Inde, comme l’une des formes artistiques les plus nobles. Elle nécessite un apprentissage long et difficile. «Avant le spectacle nous prendrons le temps d’expliquer au public ce que l’on va présenter. Grâce aux moudras (gestes en sanscrit), nous racontons une histoire en dansant. Le moindre de nos mouvements a une signification», précise Reminta, professeur de bharata natyam. Et comme le veut la tradition, le spectacle débutera par une prière à Ganesh, dieu à la tête d’éléphant, de la sagesse et de l’intelligence, qui lève les obstacles des illusions et de l’ignorance.
Jeux d’yeux, de tête et d’épaules seront au rendez-vous de cette démonstration très technique. Après le bharata natyam, place à la vînâ, un instrument à cordes, sorte de luth indien, également enseigné par Nritya Darpana. Une respiration musicale avant le clou du spectacle. Cap sur Bollywood* pour la fin du voyage avec un changement radical d’univers visuel et musical. La liberté et la fête prennent le relais des codes et de la précision des danses originelles. D’inspiration plus contemporaine, ces chorégraphies peuvent à la fois mêler danse classique, folklorique et orientale, modern jazz et même parfois hip-hop. Les mouvements de hanches, prohibés en danse indienne traditionnelle, trouvent ici leur place, pour le plus grand plaisir des spectateurs.
«Notre association n’est pas réservée aux Blanc-Mesnilois d’origine indienne, tient à préciser Reminta. Tous sont les bienvenus.» Et on aurait tort de se priver puisque Nritya Darpana propose des cours aussi variés que la danse indienne et Bollywood, le tamoul, la vînâ et le yoga.
Delphine Loussert
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