Mamady Keïta : l'Afrique des percussions
Publié le 12.11.2011
Le célèbre djembéfola offrira aux Blanc-Mesnilois sa musique africaine mélodieuse. Une soirée énergique où l'on dansera beaucoup, sur scène et dans le public.

© Malik Choukrane
Le maître incontesté du djembé, Mamady Keïta, débarque au Blanc-Mesnil. Né en 1950 en Guinée, il a commencé les percussions dès l'âge de 7 ans et a intégré le ballet guinéen Djoliba à 14 ans, dont il deviendra le directeur artistique. En 1967, il reçoit la médaille d'or du meilleur batteur au festival d'Agrigente en Sicile, puis en 1969 il en reçoit une autre au festival panafricain d'Alger. S'ensuivent plus de quarante ans de musique et de scènes à travers le monde, notamment en Belgique où il s'établit en 1988. Il y a connu le succès et la célébrité. Aujourd'hui, Mamady Keïta vit en Californie, sauf au mois d'août où il retrouve chaque année depuis seize ans son deuxième village, Mishima, au Sud du Japon…
Le reste de l'année, il parcourt le monde pour enseigner dans les seize écoles qu'il possède, sur presque tous les continents, dont deux en France à Boulogne-sur-Mer et Poitiers, où il apporte «la lumière sur la valeur des instruments», en particulier le djembé et le dumdum. Pour lui, c'est une fierté d'être «le messager du mandingue et de la musique traditionnelle africaine». Chaque année, il retourne dans son village africain, Balandugu, où il se ressource. Pour ce village, il a fondé l'association Doubale, grâce à laquelle un centre de santé y verra bientôt le jour. Le monde, il l'arpente également depuis deux ans avec sa tournée Hakili, qui signifie esprit en malinké, sa langue maternelle. Prochaine escale : Le Blanc-Mesnil au Deux Pièces Cuisine le 19 novembre, dans le cadre des Nuits Capitales.
Ce spectacle célèbre les 50 ans de pratique des percussions de l'artiste. Il a fallu un an à Mamady Keïta et son équipe pour le créer. «J'avais longtemps espéré fêter cet anniversaire sur scène. Cette tournée est comme un retour complet aux sources où je passe en revue tout ce qui est arrivé depuis que j'ai commencé à jouer dans mon village», précise Mamady Keïta. Les fervents admirateurs du célèbre djembéfola estiment que sa musique a évolué. Plus harmonieuse, plus mélodique. L'effet «mitraillette» qu'il livrait auparavant est moins présent. Il explique cela par «un mélange d'esprit traditionnel et d'esprit moderne, grâce aux arrangements rythmiques». Mais sur scène, il est toujours aussi énergique et rythmé. Le groupe Sewa Kan qui l'accompagne est composé de douze talentueux musiciens mandingues.
Aux classiques djembé et dumdum, toujours présents dans les soirées de percussions africaines, s'ajoutent la kora, le balafon, le gongoma, la flûte et le saxophone. De quoi faire découvrir de nouvelles sonorités aux Blanc-Mesnilois. «C'est une ambiance tropicale et africaine. Ça danse beaucoup, sur scène et dans le public. Ça chauffe !», prévient Mamady Keïta.
Pour l'occasion, les frères Makouaya garderont au calme les enfants de 5 à 10 ans lors d'un kid-sitting qu'ils animeront de leurs contes musicaux. La soirée se clôturera par un djembé freestyle où chacun pourra improviser sur ses percussions. Les plus impatients peuvent d'ores et déjà s'offrir le coffret CD-DVD de la tournée Hakili de Mamady Keïta, disponible depuis la fin 2010. En tout cas, au Deux Pièces Cuisine, le dépaysement sera garanti. En ces froides soirées de novembre, l'ambiance risque d'être bouillante !
Marie-Carolyn Domain
Samedi 19 novembre, à 20h30, au Deux Pièces Cuisine. Entrées : de 8 à 15€.
Avec le pass Nuits Capitales, vous bénéficiez d'un tarif à 10€.
Plus d'infos : http://deuxpiecescuisine.net
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