Haltérophilie: la barre toujours plus haute
Publié le 01.06.2011
Pour leur première année dans l’élite hexagonale des clubs d’haltérophilie, les filles du BMS peuvent viser un podium national, les 11 et 12 juin à Saint-Marcellin dans l’Isère.

© Frédéric Fournier
«Dora, elle est impressionnante, son visage ne bouge pas...» Samedi 28 mai, les spectateurs de la troisième journée du championnat de France des clubs d’haltérophilie féminins à la salle Boghossian, n’avaient d’yeux que pour Dora Tchakounte. La jeune espoir duclub fera, ce jour-là, un sans faute dans ses montées de barre et donneraun solide coup de main au BMS haltérophilie pour se classer deuxième du match triangulaire avec le CM Orléans et le HM La Ferté-Milon. Mais, à peine la compétition achevée, inutile de féliciter la jeune femme, elle n’a pas la même analyse.
«Cette saison, je n’ai pas beaucoup progressé par rapport à l’an dernier. Mais bon, il reste encore une compétition pour se rattraper avant de partir en vacances...» Pour leur première année en nationale 1 A, l’élite de l’haltérophilie
tricolore, les Blanc-Mesniloises, actuelles quatrièmes au classement, ont bien l’intention de monter sur le podium lors de la finale nationale à Saint-Marcellin (Isère), les 11 et 12 juin. Qualifiée pour les Mondiaux juniors en Malaisie fin juin, Sophie Miguet, la seconde des trois mousquetaires du BMSH, est persuadée que tout est possible. «Si, on se situe toutes les trois au niveau de nos records, on peut accrocher un podium. Pour nous, ce serait formidable parce qu’il ne faut pas oublier que, dans ce championnat de France, nous sommes deux cadettes (Camille Prongue et Dora Tchakounte) et moi qui suis encore junior, face à des équipes seniors.»
Pour leur première année dans l’élite hexagonale des clubs d’haltérophilie, les filles du BMS peuvent viser un podium national, les 11 et 12 juin à Saint- Marcellin dans l’Isère. Le travail de formation commencé au BMS haltérophilie par l’entraîneur bulgare Marko Tsankov n’en finit donc pas de payer. Son successeur, venu lui aussi de Bulgarie, Petar Stefanov, le confirme en répétant l’antienne favorite de son prédécesseur. «C’est bien, très bien ce que nous faisons pour un «petit» club comme le BMSH. Mais, il reste encore beaucoup de travail, énormément de travail à effectuer...» Bref de belles séances de levée de fonte en perspective... Camille Prongue, la dernière des Mousquetaires blanc-mesniloises «énervée» samedi dernier par une compétition «un peu ratée» a promis de se remettre à l’ouvrage. «Parce que, ditelle, on a un truc à jouer en finale...»
Frédéric Decock
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