Tournoi de judo: haut niveau et large public
Publié le 27.04.2012
Au 37e tournoi international de la ville, le BMS judo a obtenu de belles places et le record de participation dans les catégories jeunes a été battu.

© Américo Mariano
Pour un néophyte du judo, Achour Benabdelmoumène le directeur technique du BMS judo est le guide tout indiqué. Les 21 et 22 avril, lors du 37e Tournoi international de la Ville du Blanc-Mesnil disputé dans la salle Auguste Delaune, il a encore assuré le spectacle au bord du tatami. Avec lui, il y a le son et l’image lorsqu’il coache ses protégés. «Ça, c’est du judo !», clame-t-il en se levant de sa chaise lorsque les ippons défilent. «Monte ta main», râle t-il encore, lorsqu'un judoka est indolent sur la prise du kimono adverse. Cela secoue aussi, mais la méthode est efficace. Les Blanc-Mesnilois, confrontés à quelques-unes des meilleures équipes hexagonales, ont fini deuxième côté féminin derrière l’ACS Peugeot Mulhouse et troisième, chez les garçons, derrière l’AJ 91 et Boulogne-Billancourt.
De bon augure à quinze jours des demi-finales des championnats de France individuels. Ce que confirme volontiers Sabiha Daoud, l’une des équipières du BMS judo. «Même si on a un peu moins de pression parce que c’est un tournoi par équipe à la maison, combattre ici est un bon moyen de se situer dans la hiérarchie nationale.»
D’autres, un peu moins aguerris, se sont mis aussi «gentiment» la pression lors de ce week-end de compétition à domicile, il s’agit des jeunes commissaires sportifs du club appelés à officier derrière les machines électroniques qui enregistrent les scores et la durée des combats.
«Rien de sorcier non plus, assure Roukaïa du haut de ses 11 ans et de sa ceinture verte. C’est assez facile, même si je me suis trompé un peu au début.» Youssef, 13 ans en ceinture bleue, a eu des «débuts un peu stressants» mais apprécie de «voir du beau judo». Quant à Wacim, ceinture verte à «11 ans et demi», le plus difficile selon lui fut de se «réveiller tôt pour attaquer à 8h. Sinon, une fois dans l’action, ça va !» Enfin, Eric, ceinture bleue à 12 ans, se sentirait mieux sur le tatami. Le jeune homme, vice-champion de Seine-Saint-Denis en 2011, rêve d’être le nouveau Teddy Riner. Non, seulement, il en a déjà le physique étoffé mais aussi «le potentiel», selon Anthony Hernandez qui l’encadre au BMS judo.
Mais ça, ce sera une autre histoire. Car en Ile-de-France, la concurrence est rude. Pour le plus grand bonheur du BMS judo qui a «encore battu lors de ce tournoi des records de participation dans les catégories jeunes», détaille le président du club, Jacques Risse. C’est d’ailleurs «notre réussite, conclut-il, puisque nous arrivons à concilier le haut niveau avec un vrai aspect populaire.»
Frédéric Decock
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