BMS football masculin: des changements payants
Publié le 08.12.11
L’équipe a parfaitement intégré le nouvel entraîneur Franck Salingue et occupe la troisième place du championnat de division d’honneur à un petit point du leader.

© Américo Mariano
«On a fait le bon choix.» Quatre mois après l’arrivée du nouveau coach Franck Salingue, Kamel Aït Kheira ne regrette pas ce virage à 180 degrés pour son club. Le président du BMSF était pourtant attendu au tournant. Pas facile en effet de succéder au couple emblématique d’entraîneurs Morbello-Lemaître. Mais après dix journées de championnat, les résultats lui donnent raison. L’équipe première senior masculine occupe la deuxième place de division d’honneur (DH) avec 30points à une toute petite unité du leader Boulogne-Billancourt.
«Nous effectuons un des meilleurs débuts de saison de l’histoire du BMSF», se félicite Kamel Aït Kheira. Aux Ulis le 27 novembre, face à un concurrent direct à la montée, les coéquipiers de Grégory Goffaux ont aligné un sixième match d’affilée sans défaites. «Nous avons un vrai coup à jouer, assure Jean-Eudes Nemouthé, le capitaine. Il faut dire qu’en tête du classement, ça n’avance pas trop. Nous sommes sur le podium avec seulement quatre victoires au compteur.» Pas de quoi s’enflammer donc. Mais le milieu défensif tient tout de même à vanter les qualités de son nouveau technicien. «La mayonnaise a bien pris avec Franck Salingue. En début de saison, nous avons dû repartir de zéro avec lui. Il a donné sa chance à certains gars qui étaient sur le banc l’année dernière. Il a chamboulé nos habitudes.»
Si le système de jeu en 4-3-3 est resté quasiment identique, les joueurs écoutent désormais un autre discours. «Le groupe est très réceptif et travaille sérieusement, souligne Franck Salingue. Notre point fort, c’est notre collectif. Il n’y a pas vraiment d’individualités qui ressortent de l’effectif.» Une situation amenée à évoluer avec l’arrivée récente de l’attaquant de Newcastle, Wesley Ngo Baeng, 22 ans. Formé au BMSF puis au Havre, il a décidé d’effectuer son come back au Blanc-Mesnil afin de donner un nouveau souffle à sa carrière ralentie par une série de blessures. «S’il arrive à retrouver son meilleur niveau, il va forcément nous apporter dans le secteur offensif qui reste une de nos faiblesses», souligne le coach.
De quoi envisager dans les meilleures conditions la deuxième partie de championnat et la montée en CFA 2. Même si les dirigeants, qui n’ont pas la mémoire courte, n’en parlent encore qu’à demi-mot. Il y a tout juste un an, l’équipe jouait en effet les premiers rôles de DH avant de s’effondrer et de finir à une décevante huitième place.
Jonathan Rapaport
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