BMS handball: Messieurs, à vous de jouer!
Publié le 29.09.2011
L’équipe masculine, qui évolue au niveau régional, aimerait prendre le sillage de son homologue féminine qui joue à l’échelon national. Mais le chemin est encore long… .

© Michel Le Moine
Samedi 17 septembre, à la mi-temps du match entre Saint-Mandé et le BMS handball sur le parquet des Val-de-Marnais, les Blanc-Mesnilois ont beau mener (22-17) à l’extérieur, leur tout nouveau coach Thierry Carvalho remet les pendules à l’heure. «C’est bien, on mène, mais on s’en est quand même pris dix-sept en trente minutes, ça fait beaucoup !»
Trente minutes de jeu plus tard, les handballeurs du Blanc-Mesnil ressortent en vainqueurs (40-25) du terrain de Saint-Mandé pour leur première journée de championnat. Surtout, ils n’ont encaissé que huit buts supplémentaires et en ont marqué dix-huit.
Le coach des Bleus se détend donc lors du premier commentaire. «C’est une grosse satisfaction de commencer sur une victoire, même si tout n’a pas été parfait, loin de là, en première mi-temps. Mais, on va continuer de travailler car notre objectif est de se situer dans les trois premiers de notre championnat.»
Etre sur le podium, cela signifierait quitter le championnat d’excellence régional pour accéder la saison prochaine un cran au-dessus, en pré-nationale. «On a les moyens d’y arriver, il faut juste que la sauce prenne», poursuit Thierry Carvalho, ex-joueur de l’équipe première, beaucoup plus connu au sein du club sous le sobriquet de «Titi».
Titi a en tout cas bâti son équipe en fonction de cet objectif, favorisant l’arrivée de quatre recrues de «niveau nationale 2-nationale 3». Il a aussi su faire revenir dans le giron du BMSH, Julien Querville parti à Aubervilliers et désormais installé au poste de capitaine. Un capitanat qui lui donne des ailes au moment de déclarer ses ambitions pour la saison. «Je vise le titre, être seulement troisième serait pour moi un échec. Avec ce groupe, une vraie bande de potes, on veut s’inscrire dans la durée et si tout le monde y met du sien, on peut faire quelque chose de bien.»
Entendez par là que Julien Querville ambitionne une montée en nationale 3 pour le BMS - soit deux échelons au-dessus de son actuel niveau - sur une période de trois ans.
«Ce n’est pas de la forfanterie d’affirmer ça, embraye Eduardo Ferrier, le président blanc-mesnilois. En fait, on souhaiterait que les hommes suivent suive le sillage des femmes qui évoluent en nationale 3, même si le niveau masculin est un peu plus fort. Avec Thierry, on a fait le choix d’un joueur d’expérience qui a joué en nationale 1 et qui a prouvé sa compétence l’an dernier à la tête de notre équipe de moins de 18 ans. A lui maintenant de confirmer à l’échelon supérieur.» Pour le moment, il a déjà raflé la prime du débutant…
Frédéric Decock
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