Bio-Mesnil : Du producteur au consommateur
Publié le 03.06.2011
Légumes frais chaque semaine à l'association Bio-Mesnil. Ses adhérents contribuent ainsi au maintien d’un maraîchage de qualité et dégustent de bons produits.

© Americo Mariano
Betteraves, choux blancs, radis, salades, pommes de terre, carottes et autres poireaux… sont désormais des pensionnaires habituels du Château d’eau, qui accueille la distribution hebdomadaire de légumes du Bio-Mesnil. Une association pour le maintien de l’agriculture paysanne, née il y a six mois, de l’envie de plusieurs Blanc-Mesnilois de soutenir un maraîchage de qualité. Le principe est simple et permet de sortir du système aux multiples intermédiaires de la grande distribution, pour préférer la relation directe entre producteur et consommateurs. Ainsi, le Bio-Mesnil travaille avec Ludovic Sanglier, agriculteur dans l’Oise, qui leur fournit chaque semaine des paniers contenant en moyenne six variétés de légumes bio. De leur côté, les adhérents de l’association s’engagent à partager les risques liés aux conditions climatiques, aux ravageurs ou aux maladies, à part égale avec le producteur.

Une manière équitable de procéder qui a déjà séduit de nombreux habitants. «Nous avons démarré avec vingt paniers et nous en sommes aujourd’hui à quarante», explique Tania Souben, présidente de l’association. Le 13 mai, avait lieu le dernier partage de la saison avant réengagement. L’occasion d’un apéritif festif au milieu des cagettes de légumes frais encore couverts de terre et des balances. Ce jour-là, un vendeur de produits laitiers était également présent. D’autres ventes directes occasionnelles ont été proposées tout au long de la saison : miel blanc-mesnilois, huile d’olive d’une jeune productrice grecque ou encore viande bio. De même, du pain bio de la boulangerie «Au bon pain du coin» est vendu chaque semaine lors de la distribution.

Pour approfondir leur démarche, les Bio-Mesnilois se sont aussi dotés d’une bibliothèque et dvd-thèque rassemblant films et livres en rapport avec le développement durable ainsi que des ouvrages pour enfants sur la nature. L’exploitation de Ludovic Sanglier se situe à Hodenc-en-Bray, à 100km du Blanc-Mesnil. A l’heure de l’agriculture intensive, cet ancien contrôleur qualité dans l’alimentaire conçoit son métier «comme un acte militant». Dès le départ en 2007, il choisit de travailler avec les Amap et de cultiver du bio au sein d’une exploitation à taille humaine. Un vrai sacerdoce où les contraintes ne manquent pas, avec huit hectares de cultures de plein champ et sept serres froides, mais qui apporte aussi son lot de satisfactions.

«J’aime rencontrer les gens qui mangent mes légumes, échanger et partager eux.» Chose qu’il fait pour le Bio-Mesnil mais aussi pour les Bio-Communaux, la seconde amap de la ville. Au terme de cette première saison, les retours des « amapiens » sont très positifs. «Pour moi c’est le début d’une belle aventure, confie Souade, l’une des adhérentes. On doit faire avec ce qu’on a dans notre panier, on est donc obligé d’être imaginatif !» Découverte de légumes oubliés ou peu usités et échanges de recettes rythment l’année au pays des amap. «Je crois que ce qui nous plaît le plus, c’est la surprise !», résume la présidente.
L’amap du Bio-Mesnil est ouverte à tous les Blanc-Mesnilois dans la limite des places disponibles. Si vous souhaitez rejoindre l’aventure pour la seconde saison qui démarrera le 17 juin, contactez Tania Souben au 06 78 56 55 09 ou par mail : tania.souben@wanadoo.fr. Prix du panier : 14 euros.
Delphine Loussert
Photos : Americo Mariano
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